La Coupe du Monde des autorépondeurs
Je continue ma petite histoire (voir l’article précédent)…
Petits soucis d’encodage …
Bon, j’avais fini par être convaincu par l’utilité de posséder un autorépondeur, mais une chose me chiffonnait:
Pourquoi, systématiquement, revenait le nom d’Aweber, qui est un système américain, et qui possède un défaut assez particulier : il envoie des textes en « ASCII »…
Permettez-moi d’entrer dans les détails techniques:
-Un autorépondeur, c’est une mécanique sensible et sophistiquée. En général, on peut choisir d’envoyer ses messages de deux manières différentes :
- En HTLM, c’est-à-dire que le logiciel de messagerie du destinataire l’interprétera comme il le ferait d’une page web. C’est bien pratique lorsqu’on veut donner au message un look soigné, avec des images, par exemple. C’est également bien utile pour nous, français, parce que cela nous permet d’utiliser notre alphabet avec ses particularités, les accents, par exemple…
- En « .txt », c’est-à-dire au format « texte », ce qui permet aux internautes n’ayant pas la possibilité de visualiser des messages en HTML avec leur logiciel de messagerie (ou ne désirant pas le faire) de recevoir les messages simplement sous forme de cacactères d’imprimerie.
Et c’est là que tout se complique : en effet, le texte doit être encodé pour pouvoir être lu par un ordinateur. Et selon l’encodage utilisé, il sera plus ou moins lisible par le destinataire.
Aweber encode les messages envoyés en « texte » selon la norme ASCII, ce qui est très bien, sauf si vous lui envoyez le texte de vos messages encodés différemment. Il se trouve que l’encodage qui nous est le plus favorable, à nous autres français, est celui qui répond au doux nom d’UTF-8. Cela nous permet d’envoyer des lettres accentuées sans souci. Or, Aweber n’utilise pas l’UTF-8.
Résultat des courses: lorsque j’envoyais mes messages soigneusement écrits en « texte » (et non pas en HTML, suivant en cela les conseils des Gourous sûrs d’eux), mes correspondants français les recevaient souvent écrits en signes cabalistiques !
Le « match du siècle »:
Etant donné que je voyais un peu partout les gens se plaindre (comme moi) de cet irritant problème, je me suis mis à chercher LE challenger à Aweber. Et je l’ai trouvé, du moins le croyais-je, répondant au doux nom de Getresponse.
Getresponse est un genre de « frère ennemi » d’Aweber. Ils se chamaillent sans arrêt à grands coups de statistiques, de taux de délivrabilité et de raffinements d’interface.
Getresponse est un système … polonais. Donc, connaissant les problèmes des populations européennes, notamment au niveau des lettres accentuées et de toutes les petites différences propres à chaque langue.
Getresponse est basé sur l’encodage … UTF-8
Quelle découverte !
J’ai donc illico pris un abonnement de six mois chez Getresponse, et j’ai décidé de lancer publiquement un MATCH : sur mon blog de l’époque, joliment intitulé « my-tailor-is-rich.com », j’ai lancé les hostilités:
J’ai préparé plusieurs messages, identiques, « chargés » sur deux listes, l’une installée sur Aweber, l’autre sur Getresponse.
Et j’ai lancé le match, en demandant à mes visiteurs de s’inscrire sur les deux listes et de « rendre compte » de ce qui se passait, sur leur ordinateur à eux et avec leur logiciel de messagerie à eux.
Quant à moi, j’avais pris soin de tester plusieurs types de messages : envoyés uniquement en version HTML pour les uns, uniquement en « texte » pour d’autres, et pour d’autres encore dans les deux versions.
Concernant les messages en « texte », j’ai également testé les deux types d’encodage : ASCII et UTF-8.
Le résultat du match : une surprise
Le résultat du match a été surprenant:
La bérézina pour Getresponse !
Le premier « follow-up » (le plus important) n’arrivait pas, ou alors en retard, et les titres de certains messages étaient illisibles !
Par contre, le corps du texte des messages était bon.
Quant à Aweber, une fois certains réglages effectués, tout fonctionnait comme sur des roulettes.
Aweber avait gagné.
Cette expérience m’a coûté cher (six mois d’abonnement à Getresponse) mais m’a permis de constater que, vraiment, « Aweber, c’est de la bonne mécanique ».
Voici la formule que j’applique depuis avec Aweber, et qui fonctionne sans souci:
-J’envoie mes messages en HTML et en « texte ».
-Je rédige au préalable mes messages avec un petit éditeur gratuit qui me permet de choisir l’encodage de mon texte. Il existe un grand nombre de ces petits éditeurs, en ce qui me concerne mon favori est Smultron – je précise que j’utilise un Mac.
-J’encode mon texte en ASCII.
-Je ne mets pas d’accent dans les en-têtes de mes messages.
-Et ça roule…
Alors, changer d’autorépondeur, non merci !
Et faire le choix d’Aweber dès le début me paraît une chose sensée, pour ne pas connaître les déboires qui ont été les miens…
Listes : logiciels d’emailing ou autorépondeurs ?
Je vais vous raconter une petite histoire:
Il y a quelques années, j’avais un site web de vente en ligne de T-shirts. Sensibilisé à l’utilité de construire ma petite liste à moi de clients et prospects, j’ai cherché une solution simple et pas chère.
Le choix des logiciels disponibles était assez restreint. Ils se divisent grosso-modo en deux types:
- Les logiciels qui servent à l’envoi d’emails « en nombre », c’est-à-dire à une grande quantité de destinataires en même temps.On appelle cela des logiciels d’emailing.
- Les logiciels qui offrent en plus des fonctions évoluées permettant l’envoi de messages « automatiques », que vous aurez au préalable paramétrés. On appelle ces logiciels des « autorépondeurs ».
A cette époque, je trouvais que les autorépondeurs étaient des genres d’usines à gaz, très compliqués à utiliser (en fait, je n’avais jamais essayé), assez onéreux (abonnement mensuel à un service), la plupart du temps en anglais, bref … je voulais faire simple.
Première tentative : logiciel d’emailing et soucis
J’ai donc fait « simple » (du moins le pensais-je) et j’ai utilisé un système en ligne d’envoi d’e-mails en nombre. C’est un système suisse d’emailing, en français, simple d’utilisation, où on paye une somme minime pour chaque message envoyé. J’ajoutais à la main les coordonnées des membres de la liste (ou bien j’importais un tableur excel), je préparais mes messages, je les envoyais, et les destinataires avaient en haut de chaque message reçu un lien leur permettant de se désabonner de la liste quand bon leur semblait. J’étais tout fier de ma trouvaille, et j’ai commencé à bâtir ma liste.
J’ai rapidement dépassé les 200 abonnés.
Et j’ai rapidement trouvé les limites du système:
- J’aurais bien aimé que les gens puissent s’abonner eux-mêmes à la liste, au moyen d’un formulaire en ligne. Pas possible.
- J’aurais bien aimé que les nouveaux abonnés reçoivent automatiquement un petit message de bienvenue. Pas possible.
- J’aurais bien aimé pouvoir sensibiliser les abonnés à mon site et à ses produits, en leur envoyant automatiquement des messages pré-enregistrés à des intervalles pré-définis. Pas possible.
Notez que ces trois caractéristiques se retrouvent au sein des autorépondeurs.
- J’aurais bien aimé qu’un pourcentage plus important de messages arrivent simplement à destination. De plus, un grand nombre d’emails envoyés n’étaient jamais ouverts. je le voyais au moyen d’un petit tableau dans l’interface. « Pas glop ».
Devant tous ces points négatifs, j’ai décidé de m’abonner à un autorépondeur renommé , Aweber.
J’y ai découvert une interface en anglais, mais finalement facile à comprendre, des tas de possibilités d’envois de messages et de « séquences » de messages facilement paramétrables, bref exactement ce qu’il me fallait. J’étais content, j’ai vite déchanté…
Deuxième tentative : autorépondeur et soucis
Je me suis heurté à un problème auquel je n’avais pas pensé: j’allais devoir réinscrire tous les membres de ma liste. Facile, me direz-vous …Oui, très facile : un import Excel et « roule ma poule »…
Pas si simple.
C’était sans tenir compte des règles strictes de lutte anti-spam: Aweber était d’accord pour importer tous les membres de ma liste, MAIS ceux-ci devaient confirmer qu’ils souhaitaient bien faire partie de cette liste, en vertu du principe de double opt-in (voir l’article précédent).
Et là … ça s’est mal passé: j’ai commencé par expédier à tous les membres un message (via le logiciel d’emailing) leur expliquant que, pour plus de sécurité anti-spam, j’avais changé de système et qu’ils allaient recevoir un autre message, et qu’ils devaient simplement cliquer sur un « lien bleu » pour confirmer qu’ils souhaitaient bien faire partie de cette « deuxième » liste.
Lorsqu’ils ont reçu ce fameux deuxième message, effectivement, ils ont confirmé.
Ils ont été 20 % à le faire.
Traduction: j’avais « perdu » 80 % de ma liste.
Pendant les mois qui suivaient, je me suis livré à une gymnastique désagréable : j’envoyais mes messages deux fois, une fois à la liste Aweber, une fois à la liste gérée par le logiciel d’emailing.
A chaque fois (emailing) je demandais aux gens de bien vouloir remplir le formulaire leur permettant de s’inscrire à l’autre liste (Aweber).
Ils ne le faisaient pas. Pire : bon nombre d’entre eux, fatigués, se sont désabonnés de la liste gérée par le logiciel d’emailing.
Au bout d’un moment, j’ai purement et simplement abandonné le système d’emailing et conservé uniquement Aweber.
J’ai dû tout recommencer. J’ai perdu du temps, de l’énergie, des clients, de l’argent.
Tout ceci, parce que j’avais voulu faire une économie de bouts de chandelles et que j’avais été effrayé de prime abord par la complexité d’Aweber, complexité qui n’existait que dans mon imagination, vu que je ne l’avais même pas testé, alors que j’avais la possibilité de le faire pour 1$…
Listes: attention, petit détail
Vous avez bien compris l’utilité des listes ?
Vous voulez commencer vous aussi à vous constituer un « réservoir » de personnes auxquelles vous allez pouvoir commencer à envoyer des messages bien convaincants ?
Pas de problème, je vais vous expliquer comment faire. Mais auparavant, il faut que je vous dise quelque chose:
Vous devez faire attention à un petit détail.
Ou plutôt, à un gros détail. un gros piège, dans lequel vous ne devez pas tomber.
Ca piège, c’est le « spam », ou « pourriel » en français (quel vilain mot).
En voici la définition donnée par Wikipedia:
« Le spam, pourriel ou polluriel est une communication électronique non sollicitée, en premier lieu via le courrier électronique. Il s’agit en général d’envois en grande quantité effectués à des fin publicitaires. »
Bien entendu, qui dit « listes » dit « e-mails » (ou « méls » ou « courriels »).
Vous avez tous reçu des spams. Ces messages qui vous envahissent, que vous n’avez jamais demandé à recevoir, cette plaie du web. Absolument désagréables, non ?
Bien entendu, vous allez devoir ne pas vous comporter comme les « spammeurs ». La loi française vous AIDE en vous expliquant ce que vous devez faire et ce que vous ne devez pas faire. Pour simplifier les choses, le destinataire du message doit avoir au préalable donné son ACCORD pour recevoir des messages de votre part.
Cet accord préalable s’appelle en anglais « opt-in ». Là aussi, je vous engage à lire l’article de Wikipedia sur le sujet.
Concrètement, le destinataire des messages (le membre de votre liste, donc) doit avoir clairement et de façon ACTIVE fait savoir qu’il acceptait de recevoir des messages de votre part, et vous devez pouvoir le prouver.
Aux Etats-Unis, la legislation est légèrement différente, sachant que là-bas la loi exige simplement que les destinataires des messages puissent exercer leur droit d’ »opt-out », c’est-à-dire pouvoir se rayer eux-mêmes de la liste en question.
Que devez-vous faire, vous, qui voulez simplement avoir vos petites listes et envoyer gentiment des messages aimables ?
Je vous conseille de vous « blinder » en faisant ceci:
- Un opt-in, c’est-à-dire demander le consentement préalable des gens à recevoir des messages de votre part. mais ce n’est pas tout:
- Un double-opt-in, c’est-à-dire la confirmation volontaire et active de la part de la personne qui s’inscrit sur votre liste qu’elle est consent à recevoir vos e-mails. mais ce n’est pas tout:
- La possibilité d’opt-out, c’est à dire la possibilité à tout inscrit à votre liste de pouvoir se désinscrire à tout moment, en cliquant sur un lien qui figure dans chaque message que vous lui envoyez.
Cela paraît horriblement compliqué . Cela pourrait l’être, si vous deviez faire tout ceci avec votre petit logiciel de messagerie. Mais heureusement, l’informatique est passée par là, et il existe des logiciels spécialisés qui vont s’occuper de tout.
Nous en parlerons dans le prochain article.
Mais auparavant, je voudrais vous mettre en garde contre une pratique répandue et même recommandée par la majorités des « gourous » à propos des moyens de se constituer une liste :
Ils vous disent ceci: « Faites un cadeau sur votre site. Demandez aux gens de laisser leurs coordonnées pour pouvoir télécharger ce cadeau (un PDF, par exemple). Demandez-leur de confirmer qu’ils veulent recevoir ce cadeau. Ensuite, vous n’aurez qu’à leur envoyer des messages de vente. »
Attention: a ma connaissance, cette technique est parfaitement légale aux USA, mais illégale en France, et dans la pratique elle peut vous causer des soucis.
Explication : la personne qui s’inscrit à votre liste doit avoir donné son consentement pour recevoir des e-mails de votre part. Vous devez le marquer noir sur blanc. Le fait d’indiquer « cliquez pour recevoir votre cadeau » ne suffit pas. Vous devez indiquer « cliquez pour recevoir votre cadeau ET des messages de notre part ».
Inutile de pester contre la réglementation qui nous empêche de faire notre petit business : cette obligation est une bonne chose, une excellente chose. Pourquoi ? Parce qu’il ne sert à rien d’envoyer des messages à quelqu’un qui ne veut pas en recevoir. Par contre, il est extrêmement bénéfique d’être certain que le destinataire des messages désire réellement les recevoir : au moins, ceux-ci seront lus !

